« Il fallait trouver quelqu’un qui dispose à la fois d’une solide expérience à bord des grands multicoques et qui s’intègre parfaitement à l’équipe. Le team Actual Leader fonctionne sur la confiance et le respect mutuels, il faut que cette harmonie soit préservée», annonce Yves Le Blevec.

Une expérience riche et éclectique
Trophée Jules Verne (sur IDEC), Volvo Ocean Race, une Route du Rhum victorieuse en Class40, des épreuves en IMOCA, MOD, Multi 50… Le parcours du skipper Espagnol est riche et éclectique. « Alex a un cursus très riche en course au large. Sportivement et techniquement, il va nous apporter beaucoup», précise Yves Le Blevec.

Un duo évident
Humainement, leur association semble évidente. Les deux hommes se connaissent et s’apprécient de longue date : « Pour l’anecdote, rappelle Yves Le Blevec, j’avais déjà fait appel à Alex lors du lancement du Mini Actual, en 2006 ! Nous avions régaté ensemble sur la toute première épreuve de ce bateau, avec un podium à la clé.»
« Il y a beaucoup de respect entre nous. Nous nous entendons très bien. Nous avons la même approche de la course au large. Yves est facile à vivre en course, car il a beaucoup de plaisir à être en mer», confirme Alex Pella.

Adopté par le Team
Le skipper Espagnol était à Lorient lors de la mise à l’eau de l’Ultim, le 13 mai dernier. Alex Pella a ensuite participé aux toutes premières épreuves du géant rouge et noir : le Tour de Belle Ile, l’Armen Race, le Tour des iles britanniques. « Il a tout de suite été adopté par l’équipe, et ça c’est précieux», souligne Yves Le Blevec.

Un binôme déjà opérationnel
La préparation commune d’Yves Le Blevec et Alex Pella a donc déjà bel et bien commencé. Dès la mi-juillet, les deux marins ont programmé des navigations en double, avec, à la clé, le parcours de qualification à Brest Atlantiques.

Cette première phase de préparation se conclura par leur participation, en équipage, à la mythique Rolex Fastnet Race, samedi 3 août : un parcours de 600 milles entre Cowes et Plymouth en passant par le phare du Fastnet. Cette épreuve historique née en 1925, réunit tous les deux ans des flottes de 300 à 350 bateaux, essentiellement constituées d’IRC.
Cette année, le RORC attend quelques 400 équipages, un record !
Parmi eux, les 4 Ultims qui participeront à Brest Atlantiques : un Fastnet en guise de warm up, 3 mois jour pour jour avant le départ de l’épreuve en double.


Le 3e homme

Un média man complètera l’équipage de l’Ultim Actual Leader sur Brest Atlantiques. Yves Le Blevec a choisi d’embarquer le Brestois Ronan Gladu, talentueux vidéo man issu du monde de la glisse. Là aussi, les critères de choix furent autant basés sur ses capacités techniques que sur la relation humaine.

Yves Le Blevec : « Ronan sait donner une lecture humaine de ce qui se passe à bord. Il est hyper motivé, ça va être une belle et intéressante expérience ! Et je n’ai aucun doute dans sa capacité à bien vivre l’aventure et à bien travailler… même dans des conditions un peu râpeuses !»

Ronan Gladu : « Je suis super fier et honoré d’avoir été sélectionné par Yves et l’équipe Actual Leader. Je viens du milieu du surf, mais je suis issu d’une famille de « voileux », passionnés par la course au large : rien que pour eux, je ne pouvais pas refuser une opportunité pareille ! Mais ce qui me motive le plus, c’est l’expérience, l’aventure hors-norme, à la fois humaine et technologique que cela représente. En terme de réalisation d’images, pour moi, c’est fabuleux ! C’est aussi un gros challenge, un peu stressant… mais je suis hyper content de partir avec Yves et Alex : j’ai découvert des personnalités à la fois passionnantes et pleines d’humour. On ne va pas s’ennuyer à bord !»


Alex Pella

« C’est toujours flatteur d’être contacté pour intégrer une grande équipe comme celle d’Actual Leader.
On se connaît depuis le Mini avec Yves. Nous nous sommes ensuite beaucoup croisés sur différents circuits, mais on a surtout navigué l’un contre l’autre. Il y a beaucoup de respect entre nous. Nous nous entendons très bien. Nous avons la même approche de la course au large. Yves est facile à vivre en course, car il a beaucoup de plaisir à être en mer.
Côté sportif, le défi est génial : j’adore ces gros bateaux rapides et puissants, et puis le parcours est vraiment très complet avec 21 à 26 jours d’une course qui s’annonce très riche. La première partie est celle d’un début de tour du monde, très intéressant pour la suite du projet. C’est aussi un tracé que l’on connait bien : j’ai franchi 4 fois le cap de Bonne Espérance ces trois dernières années…
Le retour est en revanche atypique, mais j’ai eu l’occasion de le découvrir dernièrement sur la Route du thé*. Et j’adore les longues distances. Bref, tout, dans ce beau challenge, est hyper motivant pour moi !»