Yves Le Blevec à la vacation de ce vendredi avec la direction de course : « La mer est désordonnée et de face. On se fait secouer, c’est l’enfer ! On est obligé de se tenir en permanence. Je suis sûr que l’on maltraite le bateau : c’est très désagréable. Nos machines sont sensibles, qui ont leurs limites, or il y a des pics d’efforts incroyables dans ces mers-là : on joue avec les limites de résistance du bateau.

On ne peut pas aller plus vite, le problème ce n’est pas le bateau c’est l’état de la mer et je refuse d’aller plus vite dans cette mer-là. Je trouve déjà qu’on en fait trop. Je me force à tenir cette cadence. Nous sommes avec 2 ris et rien devant, on marche à 18 – 20 nœuds. Il faut avancer aussi vite que le système météo…

Pour réussir à dormir dans ces conditions il faut trois choses : bien se caler, essayer d’enlever le stress et être très fatigué, ce qui est le cas !

Le passage au large de Rio était très sympa. Ça fait du bien de voir la terre après une semaine. Et puis c’est un peu un nouveau départ, les aléas techniques des autres bateaux nous aident à rester dans le match. Cela fait partie de notre approche de la course étant donné les différences de performances des bateaux. »