Après une semaine de course, la flotte des quatre Ultims croise au large des côtes brésiliennes. Ils ont rattrapé les Class40 et les derniers IMOCA de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, partis 10 jours plus tôt. Ces huit jours de course ont été particulièrement soutenus. La météo, propice aux records sur le papier, a malmené les marins et les hommes, ne leur permettant pas d’exploiter leurs fabuleuses machines au maximum de leurs potentiels. Mais les performances n’en restent pas moins remarquables : le golfe de Gascogne en 10h, Madère en 2 jours, l’Equateur en 5 et le Brésil en une semaine…
Le duo Actual Leader, à la barre de son Ultim de 2014, inévitablement moins rapide que ses concurrents plus récents, a réussi à tenir un rythme proche des autres équipages.

Une seule avarie, réparée
Malgré ces conditions compliquées (vents forts, mer très formée, grains violents dans les alizés, puis dans le Pot au Noir), les deux skippers d’Actual Leader affichent depuis le départ une belle humeur combative et efficace, brillamment mise en images par Ronan Gladu, le mediaman du bord.

L’Ultim rouge, jaune et noir n’a connu qu’une avarie, sur un vérin de pilote, qu’Yves Le Blevec a pu démonter et réparer, pendant que le géant filait à plus de 30 nœuds… « Le bateau est en super état après cette première semaine de course », confirme Ronan Deshayes, directeur technique du Team Actual Leader.

Photo du bord - Yves Le Blevec - Brest Atlantiques : Photo du bord - Yves Le Blevec - Brest Atlantiques © RONAN GLADU

Photo du bord - Alex Pella - Brest Atlantiques 2019 : Photo du bord - Alex Pella - Brest Atlantiques 2019 © RONAN GLADU

Alex Pella et Yves Le Blevec- Photo du bord, jour 2_Brest Atlantiques 2019 : Alex Pella et Yves Le Blevec - Photo du bord, jour 2_Brest Atlantiques 2019 © RONAN GLADU

Courte pause météo 

Yves et Alex profitent aujourd’hui, à leur façon, de la douceur brésilienne ! Une accalmie météo leur permet en effet de se reposer à tour de rôle. Une pause relative et plus que nécessaire après un Pot au Noir épuisant. « Ils sont en phase de récupération. Ils ont dépensé beaucoup d’énergie dans le Pot au Noir : ils n’ont pas dormi et manœuvré énormément… », précise Ronan Deshayes.

Pour la première fois depuis le départ, le duo Actual Leader va en effet bénéficier de conditions météo agréables : vent portant, soleil… Jusqu’à Rio de Janeiro, qu’ils devraient rallier d’ci deux jours environ, ils seront poussés le long des côtes par des brises légères.
Là, les Ultims enrouleront un chapelet d’ilets, les îles Cagarras, situées au large d’Ipanema, juste à l’extérieur de la Baie de Rio, à deux milles de la côte. Le spectacle sera au rendez-vous ! Et la manœuvre sans doute peu aisée pour nos marins dans les possibles calmes de ces régions côtières.

Pain de sucre avant le pain noir
Ensuite, la flotte des géants fera cap à l’Est, vers Bonne Espérance. Là, la donne météo va changer radicalement et se corser franchement. « Ils vont repartir au près dans du vent fort, 28 à 30 nœuds, la mer sera hachée », annonce Christian Dumard, leur routeur.
Mais laissons-les pour l’instant profiter de la douceur brésilienne et de ce bilan positif à un tiers du parcours de Brest Atlantiques…


PODCAST#1 Inside Brest Atlantiques de Ronan Gladu : à écouter et réécouter