Après un départ de Cherbourg dimanche dans des conditions très légères et des courants contraires, les concurrents de la Drheam Cup ont composé avec une météo changeante et tactique avant de se terminer par un long bord de vitesse vers la Bretagne. Encore au coude à coude ce matin avec ses deux concurrents, le team Actual Leader a bouclé ce parcours en troisième position à 16h25 ce mardi après 2 jours et 3h de course.

Yves Le Blevec, skipper de l’Ultim Actual Leader

« Ça s’est extrêmement bien passé ! Nous avons vraiment bien navigué, sans jamais rien lâcher.

Je suis ravi du choix de cet équipage : il y avait une somme d’énergies et d’enthousiasme, d’envies de faire plein de choses et de bien les faire, avec une soif d’apprendre et de comprendre qui compensait très largement le manque de connaissance de ce type de bateau. C’était une très belle expérience ! »

Anthony Marchand, figariste

« On a eu toutes les conditions, toutes les allures : c’était hyper agréable, avec une très bonne ambiance à bord ! Les échanges ont été super riches à bord : sur la technique, les réglages… Chacun a pu s’exprimer sur la stratégie de course, mais aussi sur la voile en général. C’est intéressant d’avoir les points de vue de différentes générations de marins.

J’ai fait pas mal de multi, mais jamais encore sur un bateau de cette génération : une belle découverte et une très chouette expérience !

Je rêve de Route du Rhum, de Vendée Globe… ça donne bien sûr des idées pour la suite que ce soit en Ultim, IMOCA, Multi 50… ».

Amélie Grassi, ministe et figariste

« On est content de notre course, on a bien manœuvré. On était en binôme avec quelqu’un d’expérimenté et un novice, avec des quarts de 4 pour les manœuvres. Tout le monde a donc participé aux manœuvres à tour de rôle. Le convoyage nous a permis de prendre nos marques et d’être à l’aise ensuite pendant la course. Au début, on ne sait pas trop où mettre les pieds, mais après 2 jours de course, ça démystifie. En fait, c’est le même principe que sur les petits bateaux, mais il faut prendre plus de temps, bien réfléchir et tout bien anticiper… sinon la sanction est lourde !

J’étais en binôme avec Alex Pella, je lui ai posé mille questions auxquelles il a répondu avec beaucoup de pédagogie.

Je reviendrai avec grand plaisir en équipage, mais pas en solitaire : je n’ai pas encore compris comment on débranchait le cerveau pour s’élancer seul sur ces bateaux-là ! »

Après quelques jours de congés, le Team Actual Leader partira en Méditerranée dès le mois de septembre.