« Les violences infligées aux femmes sont un véritable problème de société. Cela touche un quart de population. Cette notion d’inégalité entre les femmes et les hommes, c’est révoltant ! Nous sommes tous concernés », explique le skipper Yves Le Blevec, à l’origine de cet engagement auprès de l’association cofondée par Frédérique Martz et par Pierre Foldes, inventeur de la technique de réparation chirurgicale des femmes excisées. 

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Le skipper Yves Le Blevec et le Dr Pierre Foldes se sont rencontrés à l’occasion d’une régate conviviale dédiée à la promotion de la parité hommes/femmes, organisée le 14 septembre dernier à la Trinité-sur-Mer, au profit de l’association Women Safe, premier institut multidisciplinaire prenant en charge les femmes et les enfants victimes de toutes violences, créé par une femme et un homme. Le courant est tout de suite passé et le projet de profiter du puissant support médiatique que représente l’Ultime Actual Leader pour faire la lumière sur le combat de cette association a vu le jour.


Yves Le Blevec, skipper de l’Ultime Actual Leader : « Les hommes n’accepteraient pas le dixième de ce que les femmes subissent au quotidien. Ce n’est pas parce que je suis un homme que je ne me sens pas concerné, nous sommes tous concernés… L’objectif est de participer à une prise de conscience collective de ce véritable problème de société. On s’y est tous habitué, hommes et femmes, depuis toujours. On trouve ça normal alors que c’est révoltant ! Je suis donc vraiment heureux que notre bateau, qui est un magnifique support médiatique, puisse aussi porter ce message et mettre en lumière les actions de Women Safe. Associer les messages d’Actual et de Leader aux valeurs de Women Safe (confiance, intégrité, respect des victimes) est à la fois très cohérent et chargé de sens. Ce qui est intéressant dans la démarche de cette association c’est que non seulement elle aide les victimes à se soigner physiquement et psychiquement, mais elle leur donne aussi les armes (juridiques, morales, sociétales) pour se protéger et se défendre. »

Frédérique Martz/Pierre Foldes

Les besoins de l’association

Les violences faites aux femmes et aux enfants sont un problème de santé publique majeur. Elles touchent 3,8 femmes sur 10 au cours de leur vie, quel que soient le pays ou leur condition sociale. Outre la prise en charge médicale nécessaire, il convient de renforcer le travail partenarial entre les institutions et l’ensemble des professionnels pouvant être amené à agir dans le contexte de leur métier. La complémentarité des actions permet un traitement global et multi professionnel et facilite l’accès des victimes à leurs droits, à la sécurité et à la santé.

Le pôle « mineurs »

Women Safe a ouvert il y a deux ans le pôle « mineurs ». Parce que de plus en plus de mères victimes de violences sollicitent une écoute de leurs enfants en souffrance et que 70% des femmes reçues à l’ISG déclarent avoir été témoins ou victimes dans leur enfance, Women Safe a ouvert en 2017 ses portes aux enfants avec pour ambition de préserver la génération de demain et d’éviter l’installation d’un facteur de vulnérabilité ou de répétition. Un enfant ayant vécu dans un climat de violences a un risque accru d’être victime ou auteur des violences à l’âge adulte. Les violences faites aux enfants sont des atteintes graves à leur intégrité physique et mentale ainsi qu’à leurs droits il s’agit d’une urgence sociale majeure de santé publique. Le pôle « mineurs » répond aux besoins croissants d’une prise en charge effective.

« Pour lutter efficacement contre toutes formes de violences, il faut traiter le problème le plus tôt possible et ainsi éviter à ces enfants soit de rester des victimes dans leur vie d’adulte, soit de devenir à leur tour auteurs en calquant ce seul schéma qui leur est connu. », indique Mme Martz.

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A propos de Women Safe :

Accompagner les femmes et les enfants victimes de violences

Parrainée par Florence Foresti, Women Safe accueille et prend en charge depuis 2014 les femmes et les enfants témoins ou victimes de tous types de violences. L’association a été le précurseur en France d’une organisation pluridisciplinaire permettant en un même lieu de faire travailler ensemble la médecine et la justice. Son siège situé en Île de France accueille des victimes venues de plus de 51 départements. Depuis deux ans, Women Safe propose un accompagnement supplémentaire en proposant des ateliers individuels et collectifs pour les victimes : ostéopathie, massage, théâtre, yoga et cercle de parole. L’association a ouvert ses portes aux enfants et aux adolescents avec pour ambition de préserver la génération de demain et d’éviter l’installation d’un facteur de vulnérabilité ou de répétition. »

Des missions multiples et complémentaires :

Détection et prise en charge de tous les types de violences (physiques, sexuelles, psychologiques, économiques, rituelles…) quel que soit le lieu où elles ont été perpétrées (famille, entreprise, collectivité).

Formation et information de l’ensemble des professionnels dans les domaines de la santé, du social, de la justice, des élus, des institutions et de la société civile.

Sensibilisation : production d’articles, d’outils et organisation d’événements pour le grand public et les professionnels.

Histoire :

En 1984, le docteur Pierre Foldes invente la technique de la réparation chirurgicale des femmes excisées. Il a opéré plus de 6000 femmes et formé de nombreux médecins en France et dans le monde.

En 2008, Frédérique Martz fait le constat que les femmes excisées, opérées et réparées sont souvent victimes de violences multiples. Ensemble, ils créent l’Institut en Santé Génésique pour accompagner les femmes victimes de toutes formes de violences.

Depuis 2014, plus de 2240 femmes et 120 enfants ont été accompagnés en France. Une vingtaine de professionnels œuvrent pour libérer la parole des femmes et les aider à s’en sortir.

En 2017, l’Institut est renommé « Women Safe ».